
Un détenu s'est pendu vendredi dans sa cellule de la maison d'arrêt d'Ensisheim (Haut-Rhin), un drame qui vient s'ajouter à la série noire des suicides dans les prisons en France et plus particulièrement ces derniers jours en Alsace.
Il a été retrouvé vers 18 heures pendu dans une cellule du quartier disciplinaire, où il avait été placé dans la journée après avoir insulté le personnel et refusé de réintégrer sa cellule, a précisé Carlo Di Egidio, délégué régional de l'Union générale des syndicats pénitentiaires (UGSP-CGT).

Procédures disciplinaires
Le détenu était âgé de 45 ans et purgeait une peine de trente ans de réclusion pour meurtre, dont vingt avec sûreté, mais «n'était pas connu pour avoir des tendances suicidaires», selon le Parquet. Incarcéré depuis 1996, l'homme faisait régulièrement l'objet de procédures disciplinaires et il avait été changé à plusieurs reprises d'établissement pénitentiaire.
Pour le représentant syndical, les circonstances du suicide n'ont «rien à voir» avec celles, dans la nuit de jeudi à vendredi à Strasbourg, d'un détenu qui avait été incarcéré alors qu'il avait déjà commis une première tentative de suicide en garde à vue et qu'il avait annoncé vouloir en finir avec la vie.
Mardi, un autre détenu âgé de 16 ans était mort à l'hôpital de suites d'une tentative de suicide dans le quartier des mineurs de la prison de Strasbourg. Les surveillants pénitentiaires locaux avaient dévoilé une nouvelle pratique de pression sur l'encadrement par la tentative de suicide.
Source : 20 Minutes